Drive Fox intégre les quartiers dans son logiciel de transaction, découvrez les différents quartiers.

Pas simple d’établir la cote du marché montpéllierain.

Avec de nombreuses constructions et presque autant de rénovations, il est en effet bien difficile d’appréhender le futur de certains quartiers en devenir.

Autre caractéristique, la mixité sociale est une réalité dans la ville, où les populations se mélangent pratiquement partout, à l’exception des quartiers Nord comme la Mosson et la Paillade, plus populaires et souvent boudés.

Ainsi trouve-t-on des logements de nature et de prix très différents au sein d’une même rue et à fortiori d’un même quartier.

Le conseil de nombreux professionnels de l’immobilier ?

Choisir son lieu d’habitat tout d’abord en fonction de ses contraintes de vie : lieu de travail, famille plus ou moins nombreuse, etc.

Car le transport est devenu ici un enjeu majeur et la proximité du tram, un réel bonus. Mais attention, les déplacements prennent du temps, même avec les transports en commun.



L’Ecusson

Le temps semble n’avoir pas de prise sur l’hypercentre historique de Montpellier, qui séduit toujours autant, voire davantage.

Il faut dire qu’on y trouve de vastes et somptueux appartements ou de coquettes moyennes surfaces dans de beaux immeuble anciens situés à proximité des places ensoleillées et animées, comme Jean-Jaurès, la Canourgue et la célèbre Comédie.

Résultat, aucune baisse de prix. Il faut prévoir environ 4 000 euros/m2 pour obtenir les clés d’un appartement dans un bel immeuble bourgeois.

Et trouver ici chaussure à son pied à moins de 3 000 euros/m2 s’avère presque mission impossible, avec peu d’espoir que cela change.

Le coeur de ville devient de plus en plus piétonnier et paisible, faisant l’objet d’une rénovation régulière qui lui donne une seconde jeunesse.

Des atouts qui aimantent une jeune clientèle assez fortunée, ou des seniors souhaitant revenir en ville sans être tributaires de la voiture. L’Ecusson charme également la clientèle extérieure, notamment étrangère, qui y investit davantage que dans les autres quartiers.



Beaux-arts, Boutonnet, Arceaux / Aiguelongue

Voilà des quartiers particulièrement prisés. « Si les biens sont au prix, il partent en moins d’un mois ».

Les trois premiers secteurs sont à deux pas de l’Ecusson, le dernier un peu plus loin mais proposant une ambiance presque champêtre à deux pas du coeur de ville de Montpellier, hébergeant souvent des villas de bon standing.

Mais, là encore, les prix sont assez hétéroclites, d’une rue ou d’une résidence à l’autre.

Les appartements bourgeois restent très demandés, tout comme les plus récentes copropriétés, et il faut alors compter de 3 500 à 4 000 euros/m2.

Moins courues, les constructions des années 60 peuvent se négocier entre 2 500 et 3 000 euros/m2.

Autre critère majeur de l’évaluation d’un bien : être si possible à l’écart des grands axes, trop bruyants.

La demande en maisons y est assez forte, mais pour une grande surface et quelques centaines de mètres carrés de terrain, il faut prévoir un budget minimum de 500 000 euros, voire presque le double pour les vastes hôtels particuliers.

La clientèle potentielle qui bénéficie souvent d’un apport se montre expérimentée.



Montpellier Nord, Hôpitaux-Facultés

Dans ces quartiers de prédilection des investisseurs locatifs ciblant la population étudiante

la demande de location en studios et en petites surfaces dépasse toujours l’offre. Le rendement locatif est assez élevé, de l’ordre de 450 euros par mois pour un studio et de 600 euros pour un 2-pièces.

Si de nombreux professionnels évoquent un ralentissement de l’activité, le volume de transactions reste important.

Cela dit, il y a beaucoup d’affaires qui se réalisent, même si cela va un peu moins vite qu’auparavant, tout simplement, parfois, pour des raisons bancaires.

Et les biens les plus récents se monnaient souvent au-delà de 3 000 euros/m2.

Sauf si l’on investit dans un studio ou une petite surface nécessitant quelques travaux.

Des occasions assez faciles à dénicher dans un parc dont une partie date un peu.

A noter également que ces secteurs ont été impactés par les modifications de la loi sur les plus-values qui ont entraîné la mise en vente de nombreux logements.



Port-Marianne, Richter, Odysseum

C’est ici le « nouveau centre » de la ville puisque la mairie est désormais installée au bord du Lez.

Le décor ?

Des résidences récentes, souvent de qualité, un urbanisme quelque peu futuriste et la mer assez proche.

Autant de raisons qui expliquent une cote voisine de 4 000 euros/m2, un peu en deçà pour les immeubles les plus anciens, mais au-delà de 5 000 euros/m2 au sein des immeubles de standing proches du Lez.

Certains professionnels sont sceptiques sur l’avenir de ces quartiers (vieillissement des immeubles, manque de parkings, axes routiers étroits) qui restent pourtant recherchés.

Outre leur bonne desserte, ils bénéficieront des innovations (équipements, programmes) de la ville et de l’agglomération dans le domaine des économies d’énergies ou de l’approche écologique.

Autre avantage, le bon maillage en transports en commun va profiter de la proximité immédiate de la gare TGV.

Avec de nombreux programmes immobiliers devant bientôt fleurir dans cette zone sud, l’offre ne fera pas défaut mais les prix devraient demeurer assez élevés.



Montpellier Ouest, Croix-d’Argent, Estanove

Dans ces secteurs, traditionnellement les moins chers de la ville, on construit beaucoup depuis l’implantation du stade de rugby

l’effet béton se fait ressentir sur le rond-point de Croix-d’Argent.

Si le récent programme Ovalie s’est vendu plus difficilement que dans les autres ZAC de la ville (l’usine de méthanisation de Garosud inquiète un peu par ses rejets au sud), l’Ouest ne manque pas d’atouts.

Une ligne de tram vient compléter sa desserte et, malgré des types de biens très disparates, il y en a pour tous les goûts : des maisons aux petites surfaces neuves ou anciennes en passant par des grands appartements bourgeois comme à Estanove.

De quoi pouvoir négocier à moins de 3 000 euros/m2 pour l’ancien, mais en évitant les collectifs des années 60 et 70 qui peinent à se revendre.

Au sud d’Ovalie, le futur quartier des Grisettes est annoncé comme faisant la part belle aux espaces verts et aux petits immeubles.

On y trouve dans le neuf de moyennes surfaces avec terrasse et cave, cédées aux alentours de 3 000 euros/ m2.

La double proximité du centre ville de Montpellier et de l’autoroute représente un atout majeur.